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  • Annelyse Guillaume

Comment et pourquoi conjuguer la singularité, le management et l’efficience des organisations ?

Mis à jour : 11 déc. 2018

Un homme ne saurait être unique si les autres ne le sont pas. Plus on est unique soi-même, plus on doit avoir le sens de l’autre en tant qu’unicité, et plus on est capable d’accorder à l’autre respect et valeur. De l’âme – François Cheng

Notre propre singularité nous apparaît certainement aujourd’hui comme une évidence. Bien sûr nous la concevons dans un cadre culturel donné et nous la vivons dans un compromis relatif. Je suis « normal », j’accepte en général les normes sociales mais j’aime que l’on me reconnaisse avec mes « spécificités ».



Il n’en a pourtant pas toujours été explicitement ainsi, notamment dans le monde du travail. Historiquement et sociologiquement, on observe une évolution conjointe des modes de management et des attentes des professionnels.


Taylor, Fayol et Weber se sont montrés peu sensibles à l’individu dans leur conception du travail. Mais dès les années 70, quelques voix s’élèvent pour évoquer une approche plus socio-économique qui tend à réconcilier les rôles social et économique de l’organisation, et rend ainsi possible l’émergence de l’individu singulier comme collaborateur à part entière. L’entreprise commence à comprendre que sa véritable ressource, sa vraie richesse : ce sont les personnes singulières qui la composent.


Cette prise de conscience n’est pas sans incidence. Elle implique de reconsidérer le management des hommes, et de s’ouvrir davantage à un leadership construit sur des relations plus personnalisées. Il ne s’agit pas pour autant de (re)nier l’objectif d’efficience qui reste la finalité de toute entreprise. L’art du management consiste alors en un équilibre subtil et systémique entre l’écoute des attentes et des besoins de ses acteurs – des individus singuliers, indépendants et parfois imprévisibles – et les exigences légitimes de production.


L’entreprise peut ainsi devenir un organisme vivant, en constante évolution qui développe son plein potentiel grâce à des modes de management réfléchis, construits, adaptatifs, relationnels.


C’est la condition pour fédérer, dans une action collective efficiente, la singularité reconnue et acceptée de chacun.


Annelyse Guillaume-Dejour


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